La construction en pierre sèche

Le mur en pierre sèche, également connu sous le nom de « clapas », est un élément emblématique de notre région. La construction en pierre sèche témoigne d’un savoir-faire traditionnel et d’une technique ancestrale.

Les clapas sont constitués de pierres soigneusement assemblées sans mortier, ce qui leur confère une esthétique rustique et une grande solidité.

Clôturer sa parcelle, délimiter des zones pour le bétail, cultiver sa terre, bâtir son habitat, gérer les dénivelés… L’utilisation de la pierre commence avec la sédentarisation de l’Homme.

éclairage intégré dans maçonnerie de pierre sèche

Une technique d’éco-conception pour gérer les dénivelés

Dans le cas d’un terrain en pente lors d’un épisode cévenol, il s’agira de délimiter les niveaux, de racler le sol en surface pour séparer les pierres de la terre. Ainsi, la construction de murs en pierres permettra la création de plateformes en restanque, rendant les plantations possibles. Grâce au mur en pierre sèche, la terre va pouvoir retenir l’eau de pluie. Les pierres vont permettre un drainage en profondeur.

maçon en train de travailler une pierre sèche

S’agissant de murs de soutènement, il faut réussir à repérer les différents niveaux dans une propriété. Ce mur va servir de palier, un peu comme les marches d’un escalier. 

Nous commençons par un nivellement pour repérer le volume de pierres dont nous pourrons bénéficier sur place. Un premier tri sera effectué à cette étape. Ensuite, nous pourrons en déterminer la quantité pour votre jardin, créant des espaces plats pour se déplacer facilement.

La construction d’un mur en pierre sèche répond à un ensemble de techniques bien définies

Soigner la base du mur

La première étape consiste à creuser les fondations, entre 15 et 35 cm de profondeur voire rattraper la roche mère, et définir les lignes principales

Dans un second temps, on va former une assise à l’aide des grosses pierres pour permettre la stabilité du mur. La largeur du mur à sa base dépend toujours de sa hauteur. Mais même pour un petit mur de soutènement d’1.20 m, il faut compter au minimum 60 cm de largeur horizontale pour permettre un bon drainage (éviter les poussées de terre gorgée d’eau).

Aucune pierre n’est posée par hasard !

Il faut prévoir de monter un mur en respectant la technique du pendage, qui consiste à poser une pierre en léger dévers intérieur pour éviter les contraintes de poussées. Ces pierres en pendage doivent également se chevaucher à intervalles réguliers, formant des boutisses, qui peuvent elles-mêmes traverser la construction de part en part, généralement disposée à l’horizontale. 

Deuxième élément clé, monter avec un fruit, c’est-à-dire donner une pente globale au mur vers l’arrière, toujours pour éviter cette contrainte de poussée. La partie arrière du mur, qui ne se voit pas, est bâtie et structurée de la même manière que la partie visible et ainsi comblée au milieu avec des pierres dites de remplissage, pour caler les pierres de structure. 

Différents types de pierres pour différentes fonctions

Les dessus de murs sont des pierres plates retaillées en face apparente droite, dites de couronnement, pour former une ligne d’horizon et ainsi structurer le paysage de vos jardins. Les parties hautes sont en général larges de 40 cm, il faudra donc prévoir une poche suffisamment conséquente pour faire un apport de terre végétale à l’arrière séparée d’une toile géotextile pour éviter les infiltrations de terre dans la fourrure (c’est ainsi qu’on appelle les pierres de remplissage) du mur. 

« Nous oeuvrons à embellir et structurer le paysage à travers des techniques ancestrales. »

Vous avez un projet de construction en pierre sèche ?

Le montage des murs en pierres se fait de différentes manières et les prix varient en fonction de la technique de construction, des accès et du volume de pierres sur site ou à livrer. Nous vous conseillons sur les méthodes adaptées à votre site.